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Les
fêtes médiévales de Nouaillé-Maupertuis,
faire revivre le passé...

En 1984,
tandis que débutaient
les rétaurations des bâtiments de l'abbaye, les habitants
de Nouaillé songèrent à faire revivre le passé
médiéval de leur commune. L'objectif était double
: il s'agissait d'abord de créer une animation locale rassemblant
l'ensemble de la population, mais également d'y attirer un public
extérieur.
Certes, Nouaillé n'était pas une commune inconnue, depuis
le XIXe siècle, les amateurs d'art roman n'avaient pas cessé
de visiter l'abbaye.
Nouaille possédait 2 atouts pour se lancer dans l'aventure de
grandes fêtes médiévales : le cadre de son abbaye
et le souvenir d'une grande bataille. La partie n'était cependant
pas gagné : il fallait pour cela de l'imagination, de la volonté,
de la persévérance et une bonne dose d'audace. Les habitants
de Nouaillé ont su regrouper ces qualités :ils n'ont pas
cessé leur effort,car
depuis 1984, les fêtes médiévales de Nouaillé-Maupertuis
réapparaissent chaque année,en juin et continuent toujours
d'attirer le public.
24
juin 1984, la première fête médiévale de
Nouaillé
La
municipalité fait appel à la population, les associations
(Nouaillé Art et Tradition...) et les habitants de la commune
répondent présents,. Un thème est choisi : l'arrivée
dans son abbaye, de l'abbé Raoul du Fou, le constructeur du logis
abbatial du XVe siècle.Le 24 juin, 2 000 spectateurs assistent
à un spectacle dynamique et coloré où au son des
trompettes royales, les tournois de chevaliers alterment avec les numéros
de voltige et les cracheurs de feu.
De 1985 à 1988 : la bataille du Roi
En
1985, pour la seconde fête, les organisateurs choisissent d'évoquer
la fameuse bataille de 1356. Certes, ce fut ume défaite française,
mais elle fut suffisamment spectaculaire pour pouvoir donner lieu à
une reconstitution à grand spectacle Sous une pluie battante,
5000 personnes assitent, sur le coteau du bois de la Garenne, à
un spectacle haut en couleurs.
En 1986, le thème de la bataille est conservé et les organisateurs
portent leurs efforts sur l'évocation de la vie quotidienne au
Moyen Age. Le spectacle, qui s'affine d'année en année,
attire un public de plus en plus important : 8000 spectateurs venus
de tout le département, en 1987.
En
1988, l'association "Nouaillé 1356" est créée,
la fête se déroule sur 3 jours. Le thème de la bataille
est rptis, et complété par un spectacle "son et lumière"
intitulé "la mémoire du temps"
1989 : la trêve de Dieu
Les organisateurs décident de proposer un spectacle évoquant
la trêve de Dieu, qui marqua la veille de la bataille. Mais les
spectateurs sont un peu déçus de ne pas retrouver l'ambiance
des combats et le panache de la bataille.
De
1990 à 1993 : Le manuscrit de Maupertuis
En 1990, il faut innover. L'association "Nouaillé 1356"
propose, à travers un spectacle son et lumière, une grande
page d'histoire écrite par Marc Ledoux, mise en scène
par un professionnel, et retracée par plus de200 Nobiliens acteurs,
figurants, costumières, techniciens... Ils fourniront, au cours
des nombreuses répétitions, un effort exceptionnel. Cette
fresque historique qui évoque le merveilleux voyage accompli
par 2 enfants de notre temps, à l'époque troublée
et pittoreque du XIVesiècle, sera le temps fort d'une semaine
médiévale marquée également par de nombreuses
animations : expositions, conférences, concerts. Plus de 7000
spectateurs découvriront le manuscrit de Maupertuis.
De
1994 à 1996 : le mauvais chemin
Même auteur, même metteur en scène. Le spectateur,
transformé en pélerin du XIVe siècle, est invité
à entrer au coeur même au Moyen Age en compagnie de 150
personnages costumés, en suivant "le mauvais chemin"
De
1997 à 1999, " en l'an
1360 ", de 2000 à 2003
: " L'épée de justice"
de 2004 à 2007 " les Témoins
de l'Histoire " et en 2008, un
nouveau spectacle " Le trésor
des Rois " sont
des spectacles intégralement en direct, les membres de l'association
Nouaillé 1356 ont souhaité continuer à proposer
aux spectateurs une approche identique mais sous un angle plus mystérieux,
plus diabolique! tel que le Moyen-Age savait le faire...
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